Kiosque

Le mot « kiosque » désigne en France l’abri où l’on vend des journaux et des magazines.

Étymologie du mot kiosque

Le terme « kiosque » trouve ses racines dans le mot persan « košk » ou « kūshk« , qui signifie « pavillon » ou « palais« . Ces structures étaient typiquement des pavillons de jardin ouverts, conçus pour offrir une vue panoramique et un endroit ombragé où se détendre.

Au XVIe siècle, le mot est adopté par les Turcs sous la forme « köşk« , désignant des pavillons similaires que l’on trouvait dans les jardins des palais ottomans. Ces pavillons étaient souvent richement décorés et servaient de lieux de repos ou de réception pour les dignitaires.

Introduction du terme kiosque en Europe

C’est à partir du XVIIe siècle que le terme « kiosque » commence à se répandre en Europe, grâce aux échanges commerciaux et culturels avec l’Empire ottoman. Les Européens, fascinés par l’architecture exotique des kiosques turcs, ont commencé à construire leurs propres versions dans les jardins royaux et aristocratiques, principalement en France et en Angleterre.

Évolution du sens en France

En France, le mot « kiosque » a d’abord désigné ces pavillons de jardin ornés. Cependant, au XIXe siècle, le terme a évolué pour désigner de petites structures où l’on vendait des journaux et des magazines. Cette évolution sémantique est en grande partie due à la révolution industrielle et à l’urbanisation, qui ont entraîné une augmentation de la demande pour des points de vente de presse accessibles.

Essor des kiosques de presse au XIXe siècle

Avec l’essor de la presse écrite au XIXe siècle, les kiosques sont devenus un élément clé de la diffusion des journaux. Paris, en particulier, a vu l’apparition de nombreux kiosques de presse, offrant aux citadins un accès facile aux nouvelles du jour. Ces kiosques, souvent situés à des endroits stratégiques comme les gares et les grandes places, ont joué un rôle crucial dans l’information du public.

Les kiosques de presse à l’heure du numérique

Aujourd’hui, les kiosques de presse continuent de jouer un rôle important, malgré la montée en puissance des médias numériques. Ils représentent un lien tangible avec la presse écrite traditionnelle et offrent un service de proximité apprécié des lecteurs. Les kiosques ont été amenés à élargir leur offre en proposant des livres, des souvenirs et des services de billetterie, s’adaptant ainsi aux besoins changeants de la population urbaine.


 

Légende

Une légende est une note explicative accompagnant une illustration (une photographie, une infographie ou un dessin) et visant à l’expliciter. Une légende se doit d’être descriptive, interprétative ou informative.

Théoriquement, aucune illustration ne devrait paraître sans une légende.


Lettre ouverte

Une lettre ouverte est un texte publié afin d’être lu par un large public même s’il s’adresse généralement à une personne ou une audience définie. Il s’agit d’un texte exprimant une opinion  étayée par une analyse de faits et/ou d’idées.

Lettre ouverte et tribune

La lettre ouverte peut être confondue avec la tribune. On les distingue comme suit :

    • Les lettres ouvertes sont adressées à une audience définie. On citera notamment le « J’accuse… ! » d’Émile Zola, s’adressant directement au président de la République française, Félix Faure, dans le cadre de l’Affaire Dreyfus,
    • La tribune est, elle,  l’expression d’une opinion ou d’une analyse de faits ou d’idées. Son audience n’a pas de destination autre que celle du lectorat.

Les lettres ouvertes hors presse

Une lettre ouverte peut également prendre la forme d’une publication hors-presse. Elle prendra alors forme d’une expression artistique, telle une chanson, d’un livre, d’une affiche, d’un post sur l’Internet ou de n’importe quelle forme d »expression publique. Par exemple, une lettre ouverte écrite par le pape est appelée lettre apostolique.


Localier

Le localier est un rédacteur chargé de suivre l’actualité d’une zone géographique précise. Au contraire du correspondant qui peut être temporairement affecté sur une zone, le localier est un correspondant permanent

On peut nommer aussi ainsi le bureau local d’un quotidien régional, où sont rédigées les pages relatives à une zone géographique définie (le plus souvent une ville).


 

Maquette

Une maquette est l’avant-projet d’une publication pour juger de son aspect probable avant réalisation complète. Ce projet doit prendre en compte d’une part des impératifs techniques tels que le format de la publication, sa typographie et d’autre part, il comporte une part de création d’ordre artistique pour un rendu attrayant pour les lecteurs.

La maquette est réalisée par le ou la maquettiste.


Marbre

Le marbre désigne, en typographie, la table sur laquelle étaient montées les pages d’un journal ou d’un livre avant leur impression. Cette objet devait être rigoureusement plan afin de pouvoir d’une part assurer un alignement parfait des caractères et d’autre part, de pouvoir supporter la pression de la presse lors de l’impression.

Ces tables ont disparu des ateliers dès qu’elles ont pu être remplacées par du métal, moins lourd et encombrant. De nos jours, l’utilisation des presse à cylindre ou rotatives ont rendu désuète l’utilisation des marbres.

Un papier destiné « au marbre »  désigne un texte écrit à l’avance. Ce type de texte n’a pas de date de publication précise. Une nécrologie est l’exemple-type d’un papier « au marbre », la date de décès du sujet de l’article n’étant évidemment pas connue à l’avance.


Marronnier

Dans l’argot journalistique, le marronnier est un article ou un reportage qui revient de façon cyclique.  Les sujets traités dans les marronniers sont la plupart du temps d’actualité froide et dont l’intérêt d’un point de vue informatif est limité. Quelques exemples de marronniers fréquents : les prix de l’immobilier, la rentrée des classes, le salaire des cadres, les francs-maçons, etc.

Il existe toutefois quelques marronniers au contenu informatif avéré et susceptibles de permettre une analyse inédite d’un fait. On donnera comme exemple : les changements de certains prix au 1er janvier, la modification d’un taux d’usure.

Étymologie de marronnier dans les médias

Lors de la journée du 10 août 1792, appelée également « seconde révolution française« , l’insurrection les assaillants du palais des Tuileries firent face aux gardes suisses qui en assuraient la sécurité. 300 d’entre eux périrent dans cet affrontement,  Leurs dépouilles furent inhumés dans le jardin des Tuileries adjacent au Palais, tombes sur lesquelles furent plantés des marronniers.

Depuis cette date, à l’époque de la floraison printanière des arbres, les journaux publiaient des articles rappelant la journée du 10 août.

Merdias

Le terme de « merdias » est utilisé pour qualifier de manière fortement péjorative les médias. Ce néologisme est composé de « médias » et de « merde ».

Merdias est utilisé pour désigner les médias considérés comme soumis à des intérêts tiers qui les détourneraient de leur vocation première qui est d’investiguer librement et de rapporter des informations. Ces merdias seraient ainsi amenés à travestir ou à omettre une ou des vérités pour satisfaire les tiers auxquels ils sont soumis.
Par intérêt tiers, on entend : ceux des propriétaires des journaux bien entendu, mais aussi, les pouvoirs politiques ou des pouvoirs plus ou moins occultes (lobbies commerciaux ou religieux par exemple).

Merdias, indissociable du terme « journalope »

Le terme est souvent utilisé conjointement avec celui de « journalope », même si l’apparition de merdias précède celle de journalope. Les premières occurrences dans la parole publique du terme merdias remonterait en effet au début des années 1990.


Montage

Le montage est le processus consistant en l’assemblage des textes, des photographies et des illustrations qui composent une page.

Dans le domaine audiovisuel, le montage consiste à organiser, trier et découper les images afin de composer un rendu diffusable.